FSC
FSC, le label du bois
Le Forest Stewardship Council (FSC) est un écolabel, qui assure que la production d’un produit à base de bois (ex. meuble, brochures, livres…) a respecté des procédures censées garantir la gestion durable des forêts. Certains classent ce label aussi comme écosociolabel.
Le FSC est fondé sur le respect systématique et obligatoire de la totalité de dix principes et critères, internationaux, valables pour toutes les forêts, boisements ou arbres susceptibles de faire l’objet d’une écocertification FSC, des boisements de l’extrême nord à ceux des forêts tropicales, pour la certification d’une bonne gestion forestière.?La notion de gestion forestière ne se limite pas à la forêt commerciale. Une haie, un bocage, une réserve naturelle ou un parc urbain, sans vocations commerciales, pourraient obtenir une certification FSC s’ils en respectent les principes et critères et s’ils suivent la procédure d’audit et de certification.
Le FSC a développé son système de chaîne de traçabilité destiné à suivre toute la chaîne du bois, de l’amont (l’unité de gestion de la forêt certifiée) jusqu’au client final en passant par toutes les étapes de la production et de la transformation et éventuellement du recyclage de déchets bois-papier. Le produit ne se voit attribuer le logo FSC qu’à partir du moment où cette chaîne de traçabilité a été contrôlée par un organisme de certification indépendant et accrédité par le FSC. Dans les pays où des pressions peuvent exister sur le certificateur, celui-ci est accompagné de deux autres certificateurs venant de pays différents.
Les 10 principes et critères (tous obligatoires)
- Principe 1 : Respect des lois et des principes FSC. L’aménagement forestier doit respecter toutes les lois en vigueur dans le pays ainsi que tous les traités et accords internationaux dont le pays est signataire. Il sera également conforme avec tous les principes et critères du FSC.
- Principe 2 : Sécurité foncière, droits d’usage et responsabilités. La sécurité foncière et les droits d’usage à long terme sur les terres et les ressources forestières doivent être clairement définis, documentés et légalement établis.
- Principe 3 : Droits des peuples indigènes. Les droits légaux et coutumiers des peuples indigènes à la propriété, à l’usage et à la gestion de leurs territoires et de leurs ressources doivent être reconnus et respectés. (ainsi dans certaines forêts polonaises a ton recherché s’il restait des ayants-droit descendants de personnes envoyées en camp de concentration et d’extermination lors de la seconde guerre mondiale). En Europe, ce sont les populations riveraines d’une forêt qui peuvent être associées à la certification concernant par exemple la cueillette des champignons, la promenade, etc.
- Principe 4 : Relations avec les communautés et droits des travailleurs. Les opérations de gestion forestière doivent maintenir ou améliorer le bien-être social et économique à long terme des travailleurs forestiers et des communautés locales.
- Principe 5 : Produits et services issus de la forêt. Les opérations de gestion forestière doivent encourager l’utilisation efficace des multiples produits et services de la forêt pour en garantir la viabilité économique ainsi qu’une large variété de prestations environnementales et sociales.
- Principe 6 : Impact environnemental. L’aménagement forestier doit maintenir la diversité biologique et les valeurs qui y sont associées, les ressources hydriques, les sols, ainsi que les paysages et les écosystèmes uniques et fragiles de telle manière qu’il assure la conservation des fonctions écologiques et l’intégrité de la forêt.
- Principe 7 : Plan d’aménagement. Un plan d’aménagement – adapté à l’étendue et l’intensité des opérations sylvicoles – doit être écrit, mis en œuvre et tenu à jour. Les objectifs de gestion à long terme et les moyens d’y parvenir doivent être clairement indiqués.
- Principe 8 : Suivi et évaluation. Un suivi – adapté à l’étendue et l’intensité de l’aménagement forestier- doit être effectué afin d’évaluer l’état de la forêt, les rendements des produits forestiers, la chaîne de traçabilité, les opérations de gestion et leurs impacts sociaux et environnementaux.
- Principe 9 : Maintien des forêts à haute valeur pour la conservation. Les activités de gestion dans les forêts à haute valeur pour la conservation doivent maintenir ou améliorer les attributs qui définissent de telles forêts. Les décisions concernant les forêts à haute valeur pour la conservation doivent toujours être prises dans le contexte d’un principe de précaution.
- Principe 10 : Plantations. Les plantations doivent être planifiées et gérées en accord avec les principes et critères 1 à 9 et du principe 10 et ses critères. Alors que les plantations peuvent fournir une série d’avantages socio-économiques et contribuer à la satisfaction des besoins mondiaux en produits forestiers, elles devraient compléter la gestion des forêts naturelles, réduire la pression exercée sur celles-ci, et promouvoir leur restauration et leur conservation.
Le FSC génère et encourage le débat avant même la certification forestière. Ce débat favorise un consensus entre les gestionnaires forestiers et les habitants de la commune, les autorités locales et régionales, les associations et syndicats qui se sentent reconnus comme partie-prenante. Ceci favorise des synergies positives entre acteurs qui dialoguent habituellement peu, permettant de responsabiliser le forestier comme le public, facilitant la résolution non violente de nombreux conflits. Une ONG internationale, comme une association locale peut intervenir. Les documents de gestion forestière ne sont pas confidentiels, comme c’est le cas avec de nombreux autres labels.
LABEL PLANÉTAIRE
Actuellement, plus de cinquante millions d’hectares de forêt sont déjà certifiés, en Suède, en Pologne et aux Etats-Unis. C’est un début et il faut continuer à faire pression sur les gouvernements et les entreprises pour que le FSC s’applique à l’ensemble des forêts de la planète, primaires, secondaires et plantations.
Près de sept cents entreprises dans le monde soutiennent le FSC, en produisant du bois FSC ou en privilégiant son achat. 7% de la consommation industrielle mondiale de bois sont certifiés FSC, soit une superficie équivalente au Royaume- Uni et à l’Irlande.

